Google Speed Update : le nouveau critère de classement sur mobile

Ecrit par:
12-06-2018

Avec plus de 3.5 milliards de requêtes chaque jour dans le monde, Google s’est largement imposé comme le mastodonte des moteurs de recherche. Au fil des années, le moteur a régulièrement mis à jour son algorithme pour proposer des résultats toujours plus en adéquation avec la recherche et l’environnement de l’internaute. La dernière obsession de Google ? La comptabilité mobile des sites internet, comme il l’a montré avec la création d’un index spécifique : Mobile First Index. Le moteur de recherche privilégie désormais le classement des sites compatibles sur mobile, même sur ordinateur. C’est dans cette lignée qu’il lancera dès juillet 2018 le Speed Update.

La mise à jour Google Speed Update, c’est quoi ?

Annoncée en janvier 2018 sur le blog pour les webmasters de Google, cette mise à jour fait de la vitesse de chargement sur mobile un critère de classement (ou ranking factor) pour les résultats de recherche mobile.
Pour faire simple, lorsqu’un internaute effectuera une recherche depuis son smartphone, votre page n’apparaîtra pas bien classée dans les résultats que si Google considère que son temps de chargement est trop lent.

Quel impact du Speed Update sur le SEO ?

Néanmoins, l’impact de cette mise à jour sera a priori plutôt faible :

  • Google précise que cette mise à jour ne concernera qu’un faible pourcentage de requêtes, sans toutefois préciser lesquelles…
  • Seuls les sites très lents seront pénalisés et risquent de chuter dans le classement. Si votre site est déjà rapide, il ne bénéficiera pas d’un boost.
  • Les performances de chargement seront traitées page par page : si votre site est rapide dans son ensemble, mais qu’une seule page est plus lente, elle ne pénalisera pas l’ensemble du site.  
  • Il n’y aura finalement pas de surprise par rapport aux résultats sur ordinateur : en effet, Google prend déjà en compte la vitesse de chargement pour les recherches effectuées depuis un desktop, et l’intègre désormais aussi sur mobile avec ce Speed Update.

Google précise également que la qualité du contenu restera un signal de ranking primordial :  un site lent avec un contenu qualitatif se positionnera toujours mieux qu’un site rapide avec un contenu médiocre.

Et du coup, que faire en pratique ?

Contrôler son score sur Page Speed Insights ou Lighthouse

Si votre site est déjà adapté aux standards de vitesse sur mobile, vous êtes en règle et tout devrait bien se passer pour vous. Pour vous en assurer, rendez-vous sur Page Speed Insights afin de voir le score que Google accorde à votre site :

PageSpeed Insights


Si vous êtes dans le vert, tout va bien, et dans l’orange il faudrait songer à faire des petites optimisations. Un score dans le rouge ? C’est là que votre positionnement mobile risque d’en prendre un coup. En effet Google précise bien que seules les pages qui délivrent « l’expérience la plus lente aux utilisateurs » seront impactées par cette mise à jour.


Si votre score de Vitesse affiche « Unavailable », le moteur de recherche recommande d’utiliser Lighthouse pour évaluer la performance de votre page.
 

Google Speed Update Unavailable Google Speed Update Lighthouse

Appliquer les recommandations fournies

Heureusement, Google ne vous laisse pas en plein désarroi et vous donne des suggestions d’optimisations pour améliorer votre score : nettoyer les codes Javascript et CSS, exploiter la mise en cache du navigateur ou encore optimiser les images.


D’autres outils sont également très bien faits et vous donne de nombreux conseils poussés pour optimiser votre vitesse de chargement, comme DareBoost par exemple.

La vitesse, un critère pas uniquement aux yeux de Google

Et puis quand on sait que 53 % des visiteurs abandonnent leur parcours de visite d’un site lorsqu’une page prend plus de 3 secondes à charger (étude DoubleClick, Septembre 2016), mise à jour Google ou pas, autant tout faire pour soigner ses performances.
Utiliser la technologie AMP, réduire le temps de réponse du serveur, optimiser vos images, réduire l’utilisation des redirections, améliorer l’ergonomie mobile ou encore minifier votre code source, il existe une multitude de leviers pour optimiser votre temps de chargement mobile et desktop !