Retours sur le SEO Campus Paris 2019

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Cette année encore, l’équipe d’Activis était présente au SEO Campus. L’occasion pour nous, pendant deux jours, d’évaluer nos connaissances par rapport à nos confrères et surtout de les enrichir à partir des échanges d’expériences rendus possibles par ce type d’événement.

La nouveauté, cette année, c’était la présence de conférences sur le SEA et autres campagnes payantes ! En effet, comme son nom ne l’indique pas, le SEO Camp intègre désormais des conférences et ateliers sur le SEA dans son programme.

Si vous n’avez pas eu la chance de participer à cette perfusion de connaissances, veuillez trouver ici les points qui ont particulièrement retenu notre attention lors de ces deux jours de marathon !

Anticiper les besoins du consommateur de demain avec Facebook

Après nous avoir expliqué comment Facebook avait su anticiper les besoins du consommateur de demain en misant sur le mobile, en développant sa propre marketplace et en investissant massivement sur l’intelligence artificielle, Valentin Picq de Facebook nous a donné quelques conseils sur les étapes à suivre pour réussir nos campagnes sur la plateforme.

Côté matériel créatif, Valentin conseille des vidéos de moins de 15 secondes et un logo qui apparaît dès les 3 premières secondes. Petit détail qui a son intérêt, Facebook recommande que les vidéos soient conçues pour une visualisation sans le son. Pour le reste, les conseils restent similaires à ceux des autres plateformes et s’inscrivent dans les règles d’or du marketing mais il n’est jamais trop superflu de les rappeler. Il est important de tester différents contenus et visuels, les adapter au mobile et proposer des contenus différents à chaque étape du parcours utilisateur. Soit, proposer des contenus spécifiques selon que l’on cherche à :

  • faire connaître la marque à l’internaute (développer la notoriété)
  • le faire s’intéresser à la marque (développer la considération à la marque)
  • le faire acheter (développer les conversions)

En résumé, chaque campagne de publicité doit s’inscrire dans une stratégie globale claire et orientée.

Valentin Picq prévient aussi de l’importance de la messagerie. Nous sommes entrés, selon lui, dans « l’ère de la conversation ». Sur les 10 apps les plus utilisées dans le monde, 6 sont des apps de messagerie. Parmi ces 6, WhatsApp et Messenger qui appartiennent toutes deux à Facebook. Il faut dès maintenant s’attarder sur les possibilités qu’offre ce canal capable d’humaniser la marque et de sonder les clients potentiels ou à venir. Louis Vuitton a déjà développé une campagne sur Messenger où la marque de luxe invitait les internautes à voter pour ses produits. Les marques doivent désormais envisager ce canal d’opportunités !

Passer de 0 à 80K visiteurs par mois en mode radin/malin

Raphaël Doucet, expert SEO, nous a expliqué comment avec peu de temps et d’argent il avait réussi à créer un site rentable : « voyage-martinique.fr ». Sa première démarche a été d’acheter un nom de site très général et pourtant non utilisé, et de sélectionner 2-3 mots-clés intéressants. Il a ensuite regardé quels sites ressortaient sur Twitter à partir de ces mots-clés et quels mots-clés étaient utilisés par les concurrents sur Semrush.

Toujours avec Semrush et ses clusters mais aussi Ahrefs et Mindmapexpress, il a rapidement sélectionné et catégorisé ses mots-clés en vue de créer les sections de son site. Avec Zennoposter, outil qui génère automatiquement des nouvelles pages à partir d’un simple renseignement de champs, il a pu accélérer la création de ses pages.

Concernant la rédaction du contenu, des textes uniques ont été créés pour chaque ville mais les adresses de restaurants, activités conseillées ont toutes été prises à partir d’autres sites. Notre expert se targue aussi d’avoir même été payé pour obtenir du contenu sur son site. Des responsables d’hôtels ou d’activités se sont effectivement proposés de rédiger eux-mêmes du contenu pour se faire connaître.

Raphaël Doucet a également détecté rapidement les mots-clés improbables mais populaires susceptibles de booster son trafic. Les touristes préférant acheter le matériel sportif encombrant sur place, « decathlon martinique » s’est avéré être un mot-clé stratégique et notre expert SEO a donc créé une page dédiée à cette thématique.

Pour gérer toujours plus de trafic, il a également intégré des rich snippets via lesquels les visiteurs du site pouvaient donner leur note aux magasins, activités et restaurants mentionnés. Ces notes apparaissent ensuite sur les résultats de recherche.

Aujourd’hui, le site est rentable : il vend de l’espace publicitaire, propose de la location de formulaires et une cotisation à l’année pour les responsables d’hôtels qui souhaitent figurer sur son site et être mis en relation directe avec de potentiels clients. Avec des outils gratuits ou très peu onéreux, un sens du commerce et une vision du marché qui va à l’essentiel, Raphaël Doucet nous a prouvé qu’il était possible de monétiser un site rapidement.

Comment animer une communauté Facebook ?

Alors que les pages Facebook perdent de leur reach en se diluant dans une masse de contenus toujours plus importante, les groupes Facebook en sont une alternative . Le réseau social fait maintenant une distinction entre le fil d’actualité et les groupes qui disposent désormais de leur propre flux. Il met même à disposition un outil de mesure sur la fréquentation de votre groupe.

Facebook est la plateforme la plus efficace pour fédérer une communauté rapidement et créer un espace d’échanges grand public. L’adhésion peut être publique, privée ou payante. Arnaud Ducommun, propriétaire de plusieurs groupes sur le community management, nous a énoncé les règles à suivre pour créer son groupe :

  • Définir les buts et les valeurs du groupe, expliquer sa finalité et ses avantages
  • Piloter sa croissance : sélectionner les publications afin d’éviter d’asphyxier le flux et expliquer au membre qui voit sa publication refusée pourquoi celle-ci n’a pas été retenue
  • Imposer ses règles et éduquer sa communauté : définir une charte de bonne conduite, bannir l’auto-promotion, filtrer l’adhésion avec des questions. Il ne s’agit pas d’être un modérateur totalitaire car ce sont les membres qui font vivre le groupe et ceux-ci doivent être fortement encouragés à participer mais il est important également de ne pas se laisser intimider lorsque les règles déplaisent
  • S’auto-gérer : dans la mesure où il est impossible de tout contrôler, il faut intégrer des modérateurs bénévoles à son groupe et inviter les membres à signaler les publications douteuses.
  • Segmenter pour mieux régner : si la communauté grossit de manière importante, il est important de segmenter le groupe pour subdiviser les échanges, que ce soit par thématiques ou centres d’intérêt, zones géographiques…

Pour recruter des membres, plusieurs solutions sont possibles :

  • Se rapprocher des médias, leur demander de parler de nous en précisant que le groupe est régi par un objectif d’entraide
  • Organiser des événements physiques
  • Créer des interconnections entre vie réelle et vie sur le groupe en ligne.

Concernant la taille du groupe, il n’y a pas de taille idéale. Précisons qu’il n’y a aucun intérêt à créer un groupe s’il n’est pas vivant. Selon notre conférencier, un nombre entre 500 et 1000 membres est suffisant tant qu’il est actif. Un taux de 50% de membres actifs est bon.

Growth hacking, comment mettre en place des stratégies de croissance ambitieuses ?

Grégoire Gambatto, growth hacker, nous a montré lors de son intervention comment lancer et vendre des produits de « manière non conventionnelle ». Il semble que ce soit avec beaucoup de culot mais aussi beaucoup de testing que ces méthodes s’avèrent payantes.

« Fake it until you make it » : pour Grégoire Gambatto, pour tester le potentiel d’un produit, il faut le mettre en vente alors qu’il n’existe pas encore ! Créer un site en un jour et demi via des outils comme Webflow et utiliser Facebook comme terrain de test est la formule à suivre. Notre expert propose de créer des annonces incluant un bouton « acheter », créer des lead ads (annonces formulaires) avec 60€, relier ces annonces au site… et voir ce qu’il en découle. Ainsi, on économise un budget important en études et l’on évalue rapidement le potentiel de notre produit.

Une fois le produit lancé, recourir à la méthode Agile utilisée en développement web est l’approche à suivre selon notre expert. Tester continuellement les idées de croissance mesurables en termes de ROI, même les plus incongrues, permettent au marketer d’explorer toutes les pistes, et de s’engager sur des résultats tangibles et non des suppositions subjectives. Pour cela, il faut tester sans cesse de nouveaux canaux, audiences, landing pages, propositions de valeur… Notre expert teste avec son équipe 3 nouvelles idées par semaine et une fois définies, ils se donnent 24 heures pour les lancer.

La limite de ces tests est leur fiabilité statistique. Pour pallier ce problème, lorsque les budgets sont trop réduits pour faire des tests significatifs, Grégoire Gambatto préconise d’essayer des choses très différentes les unes des autres afin d’avoir un aperçu clair de ce qui marche.

Facebook Ads, ce que Facebook vous cache

Hugo Péran Séjourné, professionnel indépendant de growth hacking, est catégorique : Facebook est la meilleure plateforme automatique du marché. Selon lui, 80% du travail sur une campagne est réalisé par Facebook et c’est au webmarketer de faire la différence sur les 20% restant.

La première chose qui nous incombe et qui est essentielle, c’est le choix judicieux de sa cible. Il faut la définir de manière bien précise. Une fois choisie, Facebook segmente notre audience et fait des tests sur chaque segment. Il teste sur de petites audiences avant de diffuser sur des audiences plus larges. L’algorithme de Facebook tire des conclusions au bout de 50 conversions.

Ce qu’il faut prendre en compte, c’est que la machine Facebook repart en apprentissage à chaque changement effectué sur la campagne. Si l’on change nos annonces, nos visuels et même notre budget, l’algorithme repart en observation. Ainsi, ces changements nous font perdre notre historique de campagne et par conséquent, souvent, nos performances diminuent. Pour éviter cela, notre conférencier nous conseille deux choses.

1/ Faire du « surfing » : garder son ad set et augmenter le budget par de petits montants de façon progressive.

2/ Dupliquer l’ad set qui marche bien et ne pas y toucher. De cette façon, la performance du premier ad set ne diminue pas et le second peut générer des résultats supplémentaires. Le chevauchement entre les 2 ad sets restera minime. Dupliquer un ad set nous permet de racheter du temps d’audience, sachant qu’une audience s’essouffle au bout de 6 semaines.

Toujours pour aider l’algorithme, il est recommandé de créer plusieurs ad sets et d’ajouter plusieurs visuels à un ad set.

Il est également important de séparer les campagnes Facebook des campagnes Instagram. De la même façon, séparer les campagnes en fonction de l’OS ciblé (iOS ou Android) est pertinent. Ces séparations nous aident évidemment à identifier les plateformes qui marchent et celles qui ne marchent pas et à arbitrer le cas échéant.

Notre conférencier nous suggère également d’opter pour l’enchère automatique lorsque l’on ne connaît pas les tendances du marché et que notre marché est dans une saisonnalité neutre.

Il nous recommande également de réutiliser un post qui a bien marché sur une annonce pour profiter de son bon historique. Il suffit pour cela d’intégrer l’ID du post sur l’annonce que l’on crée.

Contrairement à Google Ads où la machine apprend au fur et à mesure et les performances augmentent de façon linéaire, Facebook dont les annonces ont une durée de vie plus courte, apprend très vite. Les performances décollent de façon assez rapide mais pour régresser ensuite. C’est donc bien à ce moment-là que les humains que nous sommes doivent remplacer la machine et intervenir !

 

Vous avez besoin d’aide pour la mise en place de ces bonnes pratiques ? Faites appel à Activis pour le pilotage de vos campagnes Facebook Ads ou de votre SEO. L’efficience est notre maître mot !

Ecrit par
Sandrine RIBEIRO
Consultante Senior SEA
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