Les Native Ads : L'avenir de la pub digitale ?

Publié le 16 janvier 2014

Le marché de la publicité en ligne, malgré des investissements qui continuent de progresser, nécessitait une véritable et profonde remise en question pour s'adapter aux usages et aux attentes des consommateurs. En effet, si les marques continuent d'investir, le désamour des internautes pour les formats d'e-pub traditionnels est certain, avec des taux de clics qui peinent à dépasser le 0,1% en display par exemple. Exit donc les traditionnels bannières, un nouvel outil a vu le jour : les Native Ads, ces publicités contextuelles, intégrées nativement dans le contenu. Cette nouvelle forme se veut moins intrusive que son aîné le lien sponsorisé. Plus subtilement placée, elles représentent un bon moyen de remédier au syndrome du « Banner Blindness ». 

Native Advertising Round-upL’avantage des Native Ads ? Etre directement intégrées au coeur de l’expérience utilisateur, et particulièrement adaptées aux usages sur mobile. L'un des atouts de ce format est effectivement son emplacement, tout comme l’ergonomie de la publicité, qui sont dorénavant (enfin ?) harmonisés au contenu.   Les plateformes comme Facebook, Twitter ou encore Yahoo ont également intégré ces formats dans leur démarche. JP Morgan révélait dernièrement dans son rapport « Nothing but Net », que les Native Ads ont généré 60% des revenus de Facebook cette année ! Du côté du groupe AOL, l'objectif est d'atteindre 40% de revenus générés grâce aux Native Ads. Et cette tendance tend à se répandre puisqu'on peut même l'apprécier dorénavant sur le site du fameux New York Times, qui vient de lancer son premier format de Native Ads et on voit d'ailleurs le format débarqué en France.

La recette du succès des Natives Ads ? Rien de plus simple !

  • La qualité du format : La variété des formats progressant rapidement et qualitativement, la possibilité de ciblage offerte par la plateforme sur laquelle on se trouve sera déterminante. La forme la plus courante de Native advertising est le blog à 58%, suivie de près par les articles (56%), et enfin la vidéo (53%) selon Hexagram. On peut distinguer néanmoins 6 catégories différentes de Native Ads qui sont très bien détaillées dans le playbook de IAB que je vous conseille.
     
  • La pertinence du message : La différence entre simple contenu éditorial et publicitaire commence à se poser… Et surtout, à être vivement critiquée ! Pour Scott Havens, Président de The Atlantic et fervent défenseur des Native Ads, ce débat n’a pas lieu d’être. D’après lui, un contenu sponsorisé doit être aussi bon que le contenu éditorial s’il veut être lu, amplifié et partagé. Logique, non ?
  • Le contexte dans lequel le message s'inscrit : Indispensable de sélectionner un contexte favorable à la pub (comme les Adwords de Google).

  Quand on sait que le marché global des Native Ads est déjà supérieur à 10 milliards de dollars, avec un  potentiel aux Etats-Unis qui avoisine les 4,5 Milliards de dollars, ce dernier devrait représenter d’ici 2017, près de 50% des revenus de la publicité dans les Médias Sociaux. Affaire à suivre... et à ne pas manquer !  

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