E-marketing sans frontières

Publié le 25 mars 2016

Bizz & Buzz est le rendez-vous du numérique en Alsace et dans le Grand Est. L’édition 2016 qui s’est tenue du 15 au 17 mars 2016 en Alsace a accueilli lors d’une table ronde sur la thématique du e-marketing à l’international Activis ainsi que deux de ses clients: Endress Hauser et CroisiEurope qui ont apporté leur retour d’expérience.

« Dans un contexte digital extrêmement mouvant, les entreprises ont tendance à globaliser leur stratégie e-marketing, sans considérer les spécificités propres à chaque pays et l’impact du cross-canal dans cette démarche internationale."

Dans le cadre de cet échange, les différents participants ont partagé leurs retours d’expérience concernant leurs stratégies digitales internationales.

Qui sont-ils?

Christelle Hauer responsable du service communication
d’Endress Hauser France

Lucas Schmitter, directeur e-commerce CroisiEurope

Natalia Sobol, directrice conseil SEO Activis

Xavier-Noel Cullman, directeur clientèle Activis

 

« Comment gérer les différences géographiques dans les pays dans lesquels vous travaillez ? »

Christelle Hauer: En séquençant le monde par adresse IP en fonction de la zone géographique ; les tarifs et stratégies varient et sont adaptées selon le marché visé.

Lucas Schmitter:  En créant des sous-répertoires et des sous-domaines (existence de passerelles entre les différentes langues).

L’utilisation d’un CMS permet de gérer les traductions automatiques de contenu.

Natalia Sobol: Il est important de savoir qu’il existe deux types d’audience sur un site internet :

- Les robots des moteurs de recherche
- Les internautes

Il faut noter que Google a tendance à fournir des résultats géolocalisés (au niveau local et international).

Il y a aussi la possibilité d’utiliser des balises code Hreflang qui constituent un signal pour Google afin de l’avertir que tel contenu est pour tel pays.

 

« Des différences de comportements en fonction de la géographie (ex : FR, USA, Maghreb) »

L. Schmitter:  Sur le marché américain, le taux de transformation est plus élevé qu’en France (de par une plus grande habitude digitale).

Il existe également une différence de positionnement sur les différents marchés géographiques ce qui nécessite une adaptation des sites de ventes en ligne proposant des contenus différents.

C. Hauer:  Les pays du Maghreb possèdent un CTR beaucoup plus élevé que la France ; ils sont très friands de jeux sur les réseaux sociaux et y participent davantage que les utilisateurs français.
Il s’avère essentiel d’adapter sa stratégie aux comportements digitaux locaux. 

Par exemple en ce qui concerne la recherche des produits : il est essentiel de connaître les habitudes de recherche des consommateurs qui diffèrent également selon le pays.

N. Sobol:  L’erreur à l’export serait de proposer une traduction littérale d’un site pour adresser un autre marché : il y a une réelle nécessité d’adaptation (en fonction de la gamme du produit et des comportements locaux), il faut rajouter à cela la présence de canaux différents et nouveaux.

La traduction doit impérativement tenir compte des différences culturelles dans le digital : la réflexion est à faire cible par cible.

 

« Conseils pour développer la stratégie e-marketing à l’export »

L. Schmitter: Il est important de savoir différencier ses cibles sur différents marchés et utiliser le big data dans le but de qualifier et affiner ses offres.

Connaître le marché et ses cycles de ventes (hausses et baisses) dans le but d’augmenter son taux de transformation de manière considérable.

Enfin patience et persévérance sont les maîtres mots.

C. Hauer: Nécessité d’avoir un contenu adapté à chaque marché en fonction de l’industrie et du pays visé.

Concernant la notoriété de votre marque, il ne faut  pas laisser ses revendeurs seuls, cela peut impliquer d’avoir une partie conseil au sein de son entreprises dans une logique d’accompagnement des partenaires.

Avec pour objectif la traçabilité afin de réduire ses coûts, il faut souligner l’importance des CRM dans le ciblage de supports pertinents.

N. Sobol: Ne surtout pas traduire l’arborescence d’un site vers un autre mais faire une analyse sémantique des requêtes dans tel pays et en adapter l’arborescence (en effet, faire un site pour chaque pays s’avère plus efficace).

Egalement intégrer un contenu qui se veut à la fois local personnalisé et global afin de répondre aux attentes des utilisateurs mais aussi des robots Google car il est important de suivre les guidelines de Google pour avoir un site à jour et optimisé.

 

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